Courbevoie, le 13/novembre 2007. Par Kamel ZMIT

Demain c'est la grève et plus personne ne parle de l'Arche de Zoé.

C'est vrai que les baveux ont été libérés, pourquoi? Comment?

Tout le monde s'en fout.

Eux dès qu'ils sont arrivés en France ils ont chargé leurs copains de safari. Vous trouvez pas ça bizarre?

En fait ils sont toujours sous le coup d'une inculpation au Tchad pour"enlèvement de mineurs", "escroquerie" ou "complicité" par la justice tchadienne et en France une information judiciaire a été ouverte à leur encontre pour« pour exercice illicite de l’activité d’intermédiaire en adoption de mineurs ou de placement en vue d’une adoption.

On comprend qu'ils aient intérêt à collaborer, sans compter que le rôle de la journaliste de France méditerranée n'est pas encore établi. En congé sans solde - mais alors quelle était sa fonction?- elle était candidate à l'adoption d'un des  enfants pseudo darfouriens - pseudo orphelins mais à 90% vrais tchadiens avec des parents bien vivants!

Avez-vous vu les images qu'ils ont rapportées avec eux?

Des images où l'on voit maquiller les enfants en faux blessés pour f aire croire à une évacuation sanitaire et où l'illégalité de l'opération était clairement avouée.

103 enfants qu'on enlevait à leurs parents et qui étaient déjà attendus  par des familles adoptives en France!

Cela s'appelle un rapt et rien d'autre!

Et les journalistes parfaitement au courant continuaient de filmer les membres de l'association en pensant probablement au tabac qu'ils allaient faire à leur retour.

Au fait connaissez-vous  la loi du10 juillet 1989 sur la maltraitance à enfant et l'obligation de signalement?

Cette obligation générale est renforcée par l'article 434-3 du code pénal qui pose que la non-assistance à personne en danger constitue l'une des bases du signalement : " le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de mauvais traitements ou privations infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger (...) de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement ou de 300 000 F d'amende ".

Quand on sait que même des médecins ont bravé leur tout puissant Ordre  en levant le sacro-saint secret médical pour dénoncer les maltraitances à enfants – nombre d’entre eux ayant été durement sanctionnés - et qu’il a fallut attendre 2005 pour qu’ils puissent en toute légalité le faire, on reste pantois devant l’aplomb de ces journalistes «  qui ne faisaient que leur travail » et la satisfaction générale qui a accompagné leur retour.

Au Tchad on parle d’enlèvement, en France c’est  de « transfert » qu’il s’agit, tout est là.

Dans le choix des mots. C'est vrai que depuis Debussy, dixit P. Perret, on sait qu'une blanche égale 2 noires.

Normal entre confrères, on ne va pas se jeter la pierre.

Trop forts ces journalistes, en plus j'entendais à la télé qu'ils n'avaient même pas remercié Nicolas Sarkozy, notre VRP national.

Au fait, vous ne trouvez pas qu'il est trop souvent en vadrouille, celui-là?

Attention, Nicolas, un jour on va plus te laisser rentrer!