Le 17/11/2004 Par Kamel ZMIT

 

Le délire paranoïaque

 

Le délire paranoïaque – véritable psychose - est un délire systématisé, interprétatif, sans affaiblissement des capacités 

intellectuelles, entraînant des réactions agressives et violentes contre autrui.

 

Le paranoïaque, partant d’un élément réel, construit un délire systématisé, souvent de persécution, dans lequel tout prend une signification personnelle pour lui : il juge intentionnel et souvent malveillant le hasard.

 

En fait, brutalement  tout s’illumine tout s’éclaire et le paranoïaque adhère ainsi totalement à son délire.

 

Fanatique de la politique, il dénonce des dangers imminents devant lesquels il appelle son monde à réagir pour ne pas sombrer.

 

Pour cela il peut  élaborer un système délirant de mesures sociales, religieuses ou politiques, et ajoute souvent à des idées généreusement utopiques la cruauté la plus terrible.

 

C’est bon, vous voilà armés pour lire le dernier ouvrage d’Ivan Rioufol, « La fracture identitaire ».

 

Gants et  pince-nez recommandés.

 

L'usage veut que l’hospitalisation dans un service de psychiatrie soit de règle pour ce type de pathologie.

 

Mais il est déjà au Figaro et par principe je suis contre la double peine.

 

 

Quelque éléments constitutifs du délire ou symptômes :

 

"Les Français: un vieux peuple, qui, comme un sucre, peut se dissoudre et disparaître".

"Réveillez-vous, assez de honte! (...) Redevenez la grande France!"

"Les manuels d'éducation civique proposés par l'Éducation nationale (...) en appellent encore, pour nombre d'entre eux, à la dialectique de la lutte des classes dans laquelle l'immigré est assigné à son rôle de nouveau damné de la terre (...)
"Demain, citoyens" parle des droits politiques, des nouveaux droits des apprentis, etc. Nulle part le mot devoir. Parmi les exercices: "Tu es l'avocat qui doit défendre Moussa, victime d'une discrimination" ou encore "Expulser des mineurs étrangers scolarisés: est-ce acceptable?" Pour ce dernier cas, les jeunes élèves sont invités à "reprendre les arguments du débat" - qui n'est pas exposé - pour argumenter au profit d'une famille guinéenne vivant en France depuis onze ans et menacée de renvoi. Personne ne s'étonne de ce dressage précoce".

"Le nouveau racisme antifrançais se délecte (des) procès en déshonneur qui justifient tous les mépris, toutes les injures".

"Pour les adeptes de la repentance unilatérale qui sont encore pléthore, tout est bon pour salir la nation et son histoire et pour se désolidariser de la mémoire nationale".

"(...) Une société post-nationale est en train de s'édifier sur un trou de mémoire ».


"La France connaîtra-t-elle un jour le sort d'Israël qui a édifié une barrière pour se protéger de l'islam extrémiste (...)?"


Enfin je ne peux résister à y ajouter l’extrait du bloc note du 31/12/04 du même Y. Rioufol

 

"Haro sur la culture"

"Une tentative de déculturation de la société est en marche. Et une résistance s'impose si l'on ne veut pas entendre, demain, de nouveaux maîtres dénoncer, en France, le Nouvel An comme étant contraire aux valeurs musulmanes ou exiger, au nom de la laïcité des lieux publics, que l'on nomme autrement la gare Saint-Lazare, la station Saint-Ouen, la rue Saint-Honoré, la basilique Notre-Dame. A quand la pétition exigeant la mise au musée des calvaires bretons ou l'interdiction de diffuser les oeuvres de Jean-Sébastien Bach ? "

..."Aujourd'hui, le respect de l'autre, l'antiracisme et les droits de l'homme autorisent l'islamisme totalitaire à réclamer sa place. En prendre conscience et s'y opposer".

 

S'opposer à quoi?

Aux droits de l'homme et à l'antiracisme? A l'islamisme totalitaire?

Y. Rioufol ne le précise pas.

Une omission? Certainement pas.

Comme je l'ai écrit plus haut le paranoïaque garde intactes ses capacités intellectuelles et Y. Rioufol ne les a pas perdues.

Il s'adresse aux lecteurs du Figaro.

Et ainsi tous les vendredis, à longueur de "bloc note", distille-t-il à ses lecteurs cette haine de l'autre en utilisant amalgames, omissions et faux procès.

Tout cela pour préparer à une guerre des civilisations qu'il semble appeler de tous ses voeux mais qui n'aura pas lieu.

 

Tout le monde n'est pas "parano", Monsieur Rioufol!